Comment optimiser votre relation avocat client ?
Chaque relation client/avocat est différente. Nous avons la chance de travailler avec des clients incroyables que nous admirons tant professionnellement qu’humainement. C’est une relation enrichissante qui nous permet d’apprendre mutuellement les uns et des autres et d’optimiser au maximum le travail que nous faisons ensemble.

Pourtant, il n’est pas rare d’entendre dans les différents réseaux, voire même chez soi, des clients qui ont eu une expérience malheureuse (voire désastreuse) avec leur avocat.

Chez Garoé cela nous attriste tous!

Une relation client/avocat ne devrait pas être conflictuelle, que ce soit concernant les coûts, des documents ou des missions dont l’exécution ne correspondrait pas à vos attentes, des divergences d’opinions ou de positionnement.

Il n’est pas normal que le recours à un avocat constitue un frein à votre développement et à votre succès, voici 10 astuces pour vous permettre de construire une relation solide et saine avec vos avocats et optimiser au maximum cette relation.

  1. Savoir quand on doit faire appel à un avocat

“Mieux vaut prévenir que guérir”, c’est peut-être un cliché pour vous, mais dans le domaine juridique, rien n’est plus vrai. Si dans certains cas, un avocat « pompier » est nécessaire, en réalité souvent l’incendie aurait pu être évité si une passe juridique sérieuse avait été réalisée.

Un avocat qui revoit et corrige un contrat, vous assiste pour une négociation, vous conseille dans la stratégie à mettre en œuvre au regard de votre situation est une sécurité supplémentaire. D’autant que le prix de ce genre de mission est relativement peu couteux si on le compare avec les frais de justice, les honoraires de tiers (avocats, huissiers, notaires) ou encore les pertes engendrées par un contentieux.

Il n’est pas rare que des accords verbaux, ou des modèles de contrats (peu importe leurs qualités) utilisés sans assistance ou conseil d’un avocat entrainent un malentendu ou une ambiguïté précurseurs d’un ou de plusieurs contentieux onéreux.

  1. Sélectionner le bon avocat

Il vous faut trouver un avocat qui comprenne votre activité et vos besoins. Entre une startup, une PME et une multinationale, les besoins ne sont pas les mêmes. Entre une PME dans la recherche moléculaire et une PME en bâtiment non plus.

N’hésitez pas à demander à votre avocat s’il a l’habitude de travailler dans cette matière, à vous renseigner auprès d’autres chefs d’entreprises dans votre secteur d’activité. D’autant que la plupart des avocats facturent à l’heure ou via un forfait calculé sur le temps nécessaire à réaliser la mission. Savoir comment réagir, quoi faire et quand le faire peut : d’un vous faire économiser de temps (et de l’argent) et de deux éviter que des erreurs puissent être commises par un conseil trop peu expérimenté.

Un avocat qui fait du droit généraliste ou des contrats commerciaux ne sera pas aussi efficace en matière de levée de fond ou en matière d’audit RGPD. L’expertise et l’expérience nécessaires pour gérer une transaction complexe ne se retrouvent pas chez un avocat qui rédige des contrats basiques, aussi bon soit-il.

  1. Établir une communication claire

Les problèmes de communication, et surtout le manque de communication est un des problèmes majeurs dans la relation client-avocat. Pour pouvoir avec une relation saine et productive, votre avocat doit connaitre votre stratégie, vos objectifs et comprendre les enjeux en présence.

(S’il n’est pas intéressé, fuyez)

Nos clients préférés, et avec qui la communication est la plus fluide sont ceux qui :

  1. Sont organisés et préparés
  2. Donnent des instructions et objectifs précis,
  3. Ne lésinent pas sur les détails, et
  4. Répondent à nos sollicitations

Cela nous permet d’avoir une gestion pro-active de leurs besoins et de maitriser le temps passé sur une mission, ce qui se traduit par une maitrise du budget pour le client, ainsi que la satisfaction du travail effectué selon leurs attentes.

  1. Parler coûts et budget (tout le temps)

Lorsque vous recherchez un avocat il faut être clair dès le début sur vos attentes, vos objectifs et bien entendu sur votre budget.

Nous vous recommandons d’avoir cette conversation dès votre premier rendez-vous, cela vous évitera d’avoir des surprises sur la facturation finale. Demandez à votre avocat de vous indiquer précisément ce qui est compris ou non dans la lettre de mission, vérifiez avec lui que toute mission en dehors de ce périmètre vous soit notifiée comme facturable.

Attention : une convention d’honoraire est indispensable (et obligatoire), si votre avocat refuse de vous en fournir une, insistez !

Il existe plusieurs méthodes de facturation, à l’heure, au forfait, au résultat assorti d’un montant fixe, à l’heure sans dépasser un certain seuil, voir même via un intéressement.

Selon votre activité et vos besoins, l’une ou l’autre de ces méthodes vous conviendra mieux, et en discuter avec votre avocat vous permettra de prévoir exactement le budget à allouer à votre conseil.

Ps : Cette conversation doit être récurrente !

  1. Le challenger (souvent)

Votre avocat n’est pas Dieu (même s’il y a beaucoup de blagues sur le sujet), ne pensez pas qu’il comprend toujours la réalité de votre business et toutes les ramifications stratégiques et commerciales qui s’y rattachent, surtout s’il ne connait pas encore bien votre entreprise.

N’hésitez donc pas à lui demander des clarifications, le challenger et le faire réfléchir à tout ce qui pourrait aller de travers. À lui parler de votre univers (professionnel), de vos objectifs et de vos attentes.

Récemment une entreprise m’a demandé pourquoi elle devait me choisir et comment elle pouvait être sûre que je serais la bonne personne pour faire ce travail. Elle m’a également d’étudier sa situation et de lui faire des propositions. D’abord surprise par cette approche, j’ai trouvé l’exercice très constructif. J’ai donc réalisé un document rapide expliquant les 10 points de risques importants à remédier rapidement ainsi que l’importance d’une stratégie définie en matière de propriété intellectuelle afin de valoriser la société.

Cette entreprise a signé notre lettre de mission en connaissance de cause, en sachant exactement ce que nous pouvions lui apporter et la valeur de ce conseil.

Pour d’autres clients, nous avons ensemble déterminé des stratégies post COVID à mettre en œuvre et trouvé des solutions pour continuer l’activité et générer du chiffre d’affaires. Ces séances de travail ont été assez variées et nous avons tous réfléchi ensemble à des solutions non orthodoxes pour sauver l’activité de nos clients.

Un bon conseil c’est celui qui est à vos côtés même en période de crise et qui est capable de sortir un peu du cadre juridique pour vous apporter des solutions.

  1. Lire les documents qu’il vous envoie et écouter ses conseils

Ignorer le travail ou les documents de votre avocat c’est un peu comme aller chez le dentiste tous les mois mais sans jamais se brosser les dents…

La solution juridique, la préparation de contrat ou la rédaction d’une consultation c’est seulement l’étape préliminaire. Lire, comprendre et suivre les conseils de vos avocats sont également essentiels pour plusieurs raisons.

D’une part pour que vous puissiez évaluer la valeur de votre investissement, mais également pour vous assurer que vous comprenez bien les conseils et savoir comment les appliquer.

Dans tous les cas, n’ignorez pas ses conseils et ne prenez pas de décisions sans les avoir bien compris.

  1. Ne pas négocier sans l’informer

L’excitation des négociations nous le comprenons ! Néanmoins il ne faut pas exclure votre avocat de ces discussions, au risque d’accepter des éléments de la transaction qui n’ont pas été préalablement discutés avec votre conseil. Neuf fois sur dix, ce ne sera pas un problème – mais la dixième fois vous pouvez tomber sur un os. Nous avons déjà vu des clients accepter des obligations qu’ils ne peuvent pas satisfaire en raison de la structure de l’entreprise ou de l’existence de contrats antérieurs.

  1. Le laisser faire ce pour quoi vous le payez

Vous n’économiserez pas d’argent en demandant à votre avocat de seulement modifier un modèle de contrat déjà existant pour demander un rabais sur les honoraires. En réalité il faut plus de temps pour modifier un mauvais contrat que de rédiger dès le départ un contrat adapté.

C’est le rôle de votre avocat de vous aider à résoudre un problème spécifique et de déterminer un plan ou une stratégie pour votre entreprise. Laissez-le vous apporter des solutions !

  1. Évaluer la valeur de ce qu’il vous apporte

La première étape avant de parler à un avocat est de comprendre la valeur du conseil ou du document dont vous avez besoin. Est un document stratégique qui vous liera avec vos clients et dont l’exécution générera la plupart de vos revenus ? Est-ce un document qui permettra de protéger l’intégralité de vos actifs ou un nouveau produit ?

Si c’est le cas, il sera important que ce document ou ce conseil soit solide. Ce n’est pas parce que vous pouvez télécharger un document en ligne pour quelques dizaines d’euros que ce document convient à votre entreprise.

  1. Avoir des attentes réalistes

Essayez d’éviter de contacter votre avocat à la dernière minute, surtout quand le conseil ou le document dont vous avez besoin peut être anticipé. Un avocat traite de multiples demandes toute la journée. Alors à moins qu’il s’agisse d’une vraie urgence et que vous soyez prêt à payer un supplément pour que votre avocat abandonne tout pour réaliser le service urgent, planifiez à l’avance vos besoins et contactez votre avocat le plus tôt possible.


 

Si vous appliquez les conseils précédant quand vous travaillez avec un avocat, votre relation sera surement plus efficace et plus fluide !

Les avocats ne sont pas des magiciens, quelques fois ce que vous demandez n’est pas possible, ou légal. Néanmoins un avocat ce n’est pas un frein c’est un levier de croissance, surtout quand celui-ci est un partenaire stratégique de votre entreprise !

Chez Garoé Avocats nous travaillons en synergie avec les membres de notre écosystème, partenaires, clients et entreprises passionnés qui ont besoin de notre assistance technique et de notre expertise dans de nombreux domaines.

Si vous souhaitez en discuter avec nous, n’hésitez pas à nous contacter via notre page contact ou par mail à contact@garoe-law.com

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